Objectifs vintage : Pourquoi photographier avec ?

Objectifs vintage : pourquoi je photographie avec ces optiques argentiques

Depuis plusieurs années, je travaille avec des objectifs vintage principalement en proxi photographie de fleurs sauvages et faune mais aussi un peu en portrait. Je me suis intéressée à ces objectifs étant en quête d’un rendu différent de ce que peuvent offrir des optiques modernes cliniquement parfaites. Les objectifs argentiques anciens offrent une signature visuelle distinctive : micro-contraste marqué, bokeh particulier, aberration esthétique et rendu unique.

Pourquoi choisir des objectifs vintage ?

  • Un bokeh artistique (tourbillonnant, bulles, étoiles, rendu unique…)
  • Un micro-contraste* particulier
  • Une signature colorimétrique unique
  • Une construction 100% mécanique
  • Un excellent rapport qualité/prix pour certains
  • Le micro-contraste est la capacité d’un objectif à transmettre les nuances de tons les plus infimes à l’intérieur d’une même couleur ou d’une même zone d’ombre contrairement au piqué qui est la netteté apparente.

Les objectifs vintage sont parfaites pour le portrait, la photo artistique, le reportage créatif et la vidéo cinéma.


Comment adapter des objectifs vintage sur un boitier moderne ?

Pour adapter un objectif ancien sur un boitier moderne, il suffit d’une bague d’adaptation. C’est là que commence les embûches car il existe un certain nombre de montures en argentique ! Mais principalement on va retrouver les montures M39, Contax RF, Exakta et M42.

  • Monture M39 : monture Leica Thread Mount LTM/M39. Elle est créée par Leica en 1925. C’est une monture à vis (39 mm) qui est le premier système à objectifs interchangeables standardisé. Ce système sera copié par la suite par d’autres fabricants en raison de sa simplicité de fixation. Elle sera fabriquée jusque dans les années 60.
  • Monture Contax RF : monture à baïonnette créée en 1932 par Zeiss. Contax est un appareil photo très innovant et rival des télémétriques Leica.On la retrouve jusqu’au début des années 60.
  • Monture Exakta : monture à baïonnette crée en 1936 par Ihagee en Allemagne. C’est la première monture d’un reflex 35 mm produite en série avec le Kine Exakta. Elle connaitra des années difficiles et sera absorbée par Pentacon et disparaitra dans les années 70.
  • Monture M42 : monture Pentax et Praktica M42 créée par Zeiss en 1947 et très fonctionnelle (à vis 42 mm) comme la précédente. Son avantage est qu’elle est libre de droit et sera donc adoptée par de nombreux fabricants de boitiers et d’objectifs (Zenith, Yashica, Praktica, Fujica…). Ce système M42 est le plus grand système à objectifs interchangeables de l’histoire de la photographie. Elle atteindra son apogée dans les années 70.

Viendront ensuite les montures que l’on connait un peu plus : Nikon F (de 59 à nos jours), Canon FD (de 1971 à 1987), Pentax K (de1975 à nos jours)…

Donc selon la monture de l’objectif, il vous faudra la bonne bague d’adaptation vers votre boitier. Les plus répandus sur le marché restent les M42. Personnellement je ne dispose que de montures M42 afin de n’avoir qu’une seule bague d’adaptation. Mais rien n’empêche d’avoir différents types de montures et autant de bagues. Par exemple si je possède un boitier Nikon F, je dois acheter une bague M42 vers Nikon F.

Lire l’article


Objectifs vintage m 42 : mes préferés

Dans ma pratique photographique, je suis rapidement venue à la macrophotographie pour immortaliser ce petit monde fait de détails. Mais après quelques années, j’ai éprouvé le besoin d’amener autre chose aux travers de mes clichés et de sortir des sentiers battus. J’avais entendu parler des objectifs vintage sans y prêter plus attention jusqu’au jour où j’entends dans une discussion le nom de “Pentacon Monster bokeh“. Immédiatement je me renseigne et découvre des images emplies de douceur avec un bokeh très intéressant. Ce sera le début d’une longue quête parsemée d’embûches techniques (état, monture, prix, particularités, …). Le marché de l’occasion est une vraie jungle et il est très important d’être vigilant sur plusieurs points avant d’acheter. Un article de blog y est consacré. J’ai glané ma collection en plusieurs années en recherchant certains modèles précis ou en en découvrant d’autres par hasard avec de belles surprises. Dans cet article, je vous présente les chouchous de ma collection personnelle d’objectifs argentiques vintage.

Trioplan 100mm f/2.8 – Meyer-Optik Görlitz

Fabricant : Meyer-Optik Görlitz (Allemagne de l’Est)
Période : années 1936–1971

Formule optique : 3 lentilles en 3 groupes

Diaphragme : Les versions vintage les plus prisées possèdent 15 lames, ce qui permet de garder des bulles parfaitement rondes même en fermant un peu le diaphragme.

Versions : Pré guerre et début 50 : noir ou chrome et souvent non traité donc sujet au flare. Année 50-60 : Aluminium brillant, la plus iconique marquée d’un V rouge correspondant au traitement anti-reflet. Fin 1960 : Noir mat avec une construction plus robuste.

Le Trioplan 100mm est devenu mythique pour son bokeh en bulles de savon. Sa formule optique simple à trois lentilles (triplet) produit des cercles lumineux parfaitement dessinés en arrière-plan.

  • Bokeh « soap bubble » iconique
  • Idéal en portrait artistique
  • Contraste modéré, rendu vintage assumé

C’est probablement l’un des objectifs vintage les plus recherchés aujourd’hui.

Mon histoire et avis sur le Trioplan 100 mm F2.8 : c’est le premier objectif que j’ai souhaité obtenir après le Pentacon. C’était vraiment le “graal” pour moi pour son rendu unique. Je me suis vite confrontée à la difficulté d’en trouver un sur le marché de l’occasion car ils sont rares, chers et pas toujours en bon état. J’apprends qu’ils sont tellement recherchés au niveau mondial qu’une socièté allemande les refabrique à l’identique. Je les contacte et signe un partenariat pour les représenter en France. Je reçois ainsi un fantastique cadeau de Noël bien avant l’heure !! J’adore immédiatement son rendu avec son bokeh bulles de savon qui lui est propre. Même sans ce fameux bokeh, il amène une vraie douceur aux images. Il fait clairement partie de mon top 3 !

Lire l’article dédié au Trioplan 100 mm F2.8

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Biotar 58mm f/2 – Carl Zeiss Jena

Fabricant : Carl Zeiss Jena (RDA)
Période : de 1936 à 1960

Formule optique : 6 éléments en 4 groupes (formule de type Double Gauss).

Diaphragme : Souvent doté de nombreuses lames (jusqu’à 17 sur les versions précoces !), ce qui donne des points lumineux parfaitement ronds.

Versions : Version “Silver” (aluminium) au début, puis versions noires plus tard.

Le Biotar 58mm est à l’origine du célèbre effet de bokeh tourbillonnant. Il a inspiré de nombreuses copies soviétiques, dont l’Helios 44-2.

  • Swirly bokeh prononcé
  • Très beau rendu en portrait
  • Signature optique historique
  • Netteté centrale excellente

Mon histoire et avis sur le Biotar 58 mm F/1.5. Il est le 3ème objectif refabriqué et envoyé par mon partenaire allemand Meyer Optik Görlitz que je possède. Cette version est la réplique de l’époque avec une différence principale sur l’ouverture puisqu’elle est de F/1.5 au lieu de F/2 sur le modèle d’origine. Possèdant l’hélios qui s’affiche comme étant une copie du Biotar, je peux dire qu’il s’agit d’une bien pâle copie ! Le biotar est rapidement devenu un des objectifs toujours présent dans mon sac photo. Son rendu et son bokeh tournant avec des formes ovales en font un must have ! Il fait partie de mon top 3 avec le Trioplan et le Fujinon.

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Lydith 30mm f/3.5 – Meyer-Optik Görlitz


Fabricant : Meyer-Optik Görlitz (Allemagne de l’Est)
Période : années 1950 à 1971

Formule optique : 5 éléments en 5 groupes.

Diaphragme : conçu généralement en 10 lames.

Versions : Années 50-60 : Silver en aluminium brillant. Fin des années 60 : Zebra noir. Dans les années 70, il devient le Pentacon 30 mm F/3.5.

  • Bokeh bulles de savon, flare arc-en-ciel et effet 3D
  • Distance minimal de mise au point de 33 cm
  • Grand angle idéal pour paysage et photo de rue

Grand-angle vintage rare, rendu expressif avec distorsion modérée.

Mon histoire et avis sur le Lydith 30 mm F/3.5 : Objectif reçu en même temps que le Trioplan par mon partenaire allemand en 2021. Je ne connaissais pas du tout cet objectif et je peux dire que ce fût une très agréable surprise ! Un objectif riche en caractéristiques : un micro-contraste qui donne beaucoup de relief, des couleurs vibrantes vintage, la distance de mise au point faible qui permet de l’utiliser facilement en proxi photographie. Il est petit et ultra polyvalent ! On retrouve un bokeh de style bulles de savon et le sujet principal se détache vraiment du fond. Le peu de traitement de surface permet un flare coloré. En 2023, j’ai trouvé la version Zebra noire. Il serait intéressant de comparer les deux (futur sujet de blog).

Lire l’article sur le Lydith 30 mm F/3.5

Helios 44-2 58mm f/2 – KMZ (URSS)

Fabricant : KMZ /MMZ/VALDAI (Union Soviétique)
Période : années 1960–1990

Formule optique : 6 éléments en 4 groupes. Copie du Biotar

Diaphragme : 8 lames.

Versions : Il existe 3 fabricants différents du modèle Hélios 44-2 : KMZ, MMZ (Belomo) et Valdaï. Ce dernier est sûrement celui qui en a produit le plus mais c’est aussi celui qui est de moins bonne qualité. KMZ est le fabricant historique avec la meilleur construction mécanique. MMZ ont également une construction de qualité. Pour les Valdaï, c’est la roulette russe ! Vous pouvez tomber sur un modèle moins bien assemblé. Il y a eu une version zebra puis une version noire standard de 1970 à 1990. Il aurait existé une série faite en 1980 pour les JO de Moscou avec une marque spécifique sur le fût.

Copie soviétique du Biotar, l’Helios 44-2 est devenu culte pour son prix “accessible”* et son rendu expressif.

  • Bokeh tourbillonnant marqué
  • Flare anamorphique bleuté ou orangé selon la version
  • Grande douceur à pleine ouverture
  • Parfait pour portraits créatifs

*Cet objectif qui, il y a quelques années, coûtait seulement 50 euros a vu son prix s’envoler de façon déraisonnable à cause de personnes qui ont spéculé et surfé sur la vague du vintage en achetant des modèles à 50 euros et les revendant à 100 euros voire 150 euros !!!

Mon histoire et avis sur l’hélios 44/2 58 mm F/2 : j’ai acheté mon premier modèle en 2022 pour une cinquantaine d’euros ! La prise en main n’est pas toujours facile avec ce petit objectif puisqu’il possède une bague de sélection de plage d’ouverture avec un système inversé qui peut dérouter. Annoncé intéressant pour son bokeh tournant, personnellement je l’apprécie plus pour sa douceur. Etant le plus imparfait des Hélios, il est le plus créatif. Les versions suivantes ont été améliorées et n’ont donc pas ses caractéristiques marquées (44 M, 44-4…). J’ai eu l’occasion de tester toutes les versions car j’en ai chiné d’autres à l’époque où les prix étaient encore corrects. Je les propose à mes stagiaires qui sont interessés lors des stages “Objectifs Vintage“. Je confirme que pour les Valdaï, c’est la loterie ! Les deux autre fabricants sont plus fiables.

Pour m’amuser un peu, je dispose aussi d’un Hélios 44-2 avec lentille frontale inversée. C’est un petit jouet qui peut créer des images assez psychédéliques mais son utilisation est assez difficile pour obtenir des résultats corrects. La zone de netteté est uniquement au centre.

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Industar 61 L/Z 50mm f/2.8 – LZOS

Fabricant : LZOS Litkarino Optical Glass (URSS)
Période : de 1971 au début des années 90.


Formule optique : 4 lentilles en 3 groupes de type Tessar. Le L de L/Z signifie Lanthane, un verre qui augmente l’indice de réfraction sans augmenter la dispersion. Le Z ou 3 en cyrillique signifie Zerkalny (reflex)

Diaphragme : 6 lames. Les lames ont une découpe particulière qui entre F/5.6 et F/8 s’entrecroisent pour former une étoile à six branches.

Versions : La plus courante est noire avec des marquages blancs/jaunes. La version MC apporte un traitement multi couches avec moins de flare.

L’Industar 61 L/Z est connu pour son excellente netteté et son contraste élevé malgré sa formule simple. A une certaine ouverture, il propose un bokeh étoile.

  • Très piqué dès f/4
  • Compact et léger
  • Rendu plus neutre que l’Helios

Mon histoire et avis sur l’Industar 61 L/Z : j’avais entendu parler de son bokeh “étoiles”, ce qui m’a motivé à le chercher en raison de cette spécificité. Je l’ai acheté en 2022. C’est un objectif plutôt original pour son bokeh “étoiles” qui peut s’obtenir à une ouverture entre f/5.6 et de F/8. C’est un peit jouet que je sors de temps en temps.

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Super Takumar 55mm f/1.8 – Asahi Pentax

Fabricant : Asahi Optical Co. (Japon)
Période : années 1960–1975

Formule optique : 6 éléments en 5 groupes.

Diaphragme : 6 lames de forme hexagonales en fermant un peu.

Versions : de 1962 à 1971, c’est le Super Takumar, la version la plus iconique avec sa conception 100% métal. De 1971 à 1972, c’est le Super Multi-coated Takumar SMC avec le traitement multi-couche révolutionnaire de Pentax. De 1972 à 1975, le SMC Takumar est la dernière version M42 avant la baïonnette en monture K. La bague de mise au point revêt un caoutchouc. Les versions Super Takumar et SMC contiennent du Thorium (radioactif). Avec le temps, le verre jaunit, ce qui donne un rendu naturellement chaud aux images.

Le Super Takumar est réputé pour sa qualité de fabrication exceptionnelle et son rendu chaleureux.

  • Couleurs chaudes
  • Excellent piqué
  • Bokeh doux et naturel

Mon histoire et avis sur le Super Takumar 55 mm F/1.8 : Acheté un peu par hasard en 2023 à petit prix pour complèter ma collection, ce fut vraiment une belle surprise. Un beau piqué et surtout un bokeh très doux.

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Pentacon 135mm f/2.8 (15 lames) – Pentacon

Fabricant : Pentacon (RDA)
Période : 1971 – 1976

Formule optique : 6 éléments en 5 groupes.

Diaphragme : 15 lames. L’ouverture reste parfaitement ronde à tous les réglages.

Versions : Après la fusion des usines Meyer Optik Görlitz et Pentacon en 1971, l’Orestor devient le Pentacon jusqu’en 1975. Il sera décliné en deux versions zebra ou noir. Après 1975, pour réduire les coûts, le modèle passe à 6 lames.

Version mythique à 15 lames de diaphragme, ce 135 mm produit un bokeh circulaire exceptionnel. C’est la copie de l’Orestor 135 mm de Meyer Optik Görlitz produit de 1960 à 1971.

  • idéale en portrait
  • Bokeh très rond et crêmeux
  • Superbe rendu vintage
  • Micro-contraste

Mon histoire et avis sur le Pentacon 135 mm F/2.8 : ce fût mon premier objectif vintage acheté en 2021. Sa réputation est déjà faite et il est difficile d’en trouver en dessous de 100 euros. Je trouve un modèle que je teste mais je suis plutôt déçue du résultat ….Je ne retrouve pas ce fameux bokeh à ronds parfaits malgré différent tests. Je vais le laisser de côté un moment puisque je m’amuse beaucoup avec le Trioplan et l’Hélios. Avec plus d’expérience en objectifs vintage, je le ressors et le teste à nouveau. Les résultats sont plus probants. Malheureusement, comme cela peut arriver souvent sur les objectifs anciens, une lame du diaphragme saute et se bloque le système. J’en retrouve un à prix “correct” en 2024. Je pense que cet un objectif intéressant pour sa douceur et son bokeh circulaire. Il est souvent utilisé en portrait.

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Mamiya Sekor 55mm f/1.8 – Mamiya

Fabricant : Mamiya (Japon)
Période : De 1966 à 1980

Formule optique : 6 éléments en 5 groupes de type Planar très équilibrée.

Diaphragme : 6 lames en hexagone dès qu’on ferme.

Versions : Dans les années 60, une version chrome au look vintage. Ensuite la version noire avec une bague striée possède un meilleur traitement pour les reflets. La plus tardive est la version SX (de 1974à 1980) qui est dédiée aux boitiers Mamiya MSX/DSX et possède une encoche qui peut empêcher de visser la monture à fond selon la bague M42 utilisée.

Optique japonaise réputée pour son équilibre entre netteté et douceur. Moins connue mais excellente en pratique. Il y a eu une première version avec une ouverture F1.4.

Mon histoire et avis sur le Mamiya Sekor 55 mm F/1.8 : Trouvé par hasard sur une brocante à un prix dérisoire en 2023, je suis agréablement surprise par la beauté et la grande douceur de son bokeh. Par contre, je possède la version SX sur laquelle le bouton qui permettait de forcer le diaphrame à se fermer a disparu. Ce qui signifie que les lames restent ouvertes à F/1.8 en permanence. Sinon il faut bloquer la tige à l’arrière de l’objectif pour utiliser le diaphragme. Personnellement, j’utilise la plupart du temps mes objectifs vintage à leur plus grande ouverture pour magnifier le bokeh.

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Pancolar 50mm f/1.8 – Carl Zeiss Jena

Fabricant : Carl Zeiss
Période : Années 60 à début 80.

Formules optiques : 6 élément en 4 groupes de type Planar.

Diaphragme : 6 lames.

Versions : la première version dans les années 60 Zebra est radioactive. La deuxième toujours en zebra passe à un verre non radioactif avec des tons plus neutres. La troizième (Electric) dans les années 70 est avec un fût noir et possède des contacts electriques pour les boitiers Praktica. Et enfin la dernière version Pancolar Electric fin 70 possède un marquage MC rouge qui résiste au flare avec des couleurs très saturées.

  • Micro-contraste
  • Piqué
  • Couleurs chaleureuses

Mon histoire et avis sur le Pancolar 50 mm F/1.8 : Optique Carl Zeiss de renom, j’ai attendu 2024 pour l’obtenir à un prix correct alors que je la cherchais depuis plusieurs années. Je possède la version tardive MC très contrastée. J’ai été tout de suite séduite par son piqué, ses effets de flare et sa belle douceur. Cet objectif est dans mon top 5 !

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Fujinon 50mm F/2.8– Fujifilm (Japon)

Fabricant : Fuji EBC Fujinon
Période : 1970 à 1980

Formule optique : 5 éléments en 4 groupes du type Planar.

Diaphragme : 6 lames formant un héxagone.

Versions : Il existe 3 modèles en M42 : le premier est fabriqué de 1970 à 1972. Cette version contient du Thorium radioactif. Le deuxième est fabriqué de 1972 à 1977 et possède un nouveau traitement de la lentille révolutionnaire introduit par Fuji appelé EBC (electro Beam Coating). La mention EBC est gravée sur l’objectif. Il serait le meilleur 50 mm jamais produit en M42. La dernière version moins recherchée possède une bague de mise au point en caoutchouc.

Fabrication japonaise sérieuse, rendu contrasté et fiable.

  • Contrastes
  • Couleurs riches et saturées made in Fuji
  • Piqué excellent dès F/2.8

Mon histoire et avis sur le Fujinon 50 mm F/2.8 : acheté en 2025 sur une brocante à prix dérisoire, il est mon gros coup de coeur ! J’adore son rendu, son bokeh, sa douceur et ses contrastes. Je possède la version EBC de couleur verte qui correspond à une fabrication des années 1970. Comme pour le Mamiya, il possède un ergot en métal à l’arrière qu’il faut bloquer pour avoir la main sur le diaphragme. Sinon il reste ouvert en permanence à F/2.8. Il fait parti de mon top 3 avec le Trioplan et le Biotar.

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Zeiss Jena 50mm F/2.8 – Carl Zeiss Jena

Fabricant : Carl Zeiss
Période : Années 50 à 90

Formule optique : 4 éléments en 3 groupes. Moins de lentilles pour moins de reflets internes. Plus simple que le Pancolar mais très efficace.

Diaphragme : 12 ou 14 lames pour la version silver des années 50. 6 lames pour les autres versions.

Versions : il s’agit du Tessar surnommé “l’oeil de l’aigle” pour sa netteté légendaire au centre. La version silver en aluminium possède 12 lames. La version zebra noir et alu possède un diaphragme semi-automatique. La version suivante Noir est marquée d’un T ou Tessar. La dernière version possède la marque MC rouge, une version plus performante pour les flares.

  • Micro-contraste avec beau relief des sujets
  • Bokeh de caractère, plus présent que le Pancolar
  • Rendu des couleurs

Mon histoire et avis sur le Zeiss Jena 50 mm F/2.8 : Acheté dans une brocante en 2025 à petit prix, il présente un bokeh doux et contrasté. Très fidèle et naturel, je possède la version T2.8/50 fabriquée entre 75 et 90 à 6 lames. “Aus Jena” était utilisée pour l’exportation pour des raisons juridiques entre Zeiss Est et Zeiss Ouest.

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Primotar 135mm F/3.5 – MEYER OPTIK GÖRLITZ

Fabricant : Meyer Optik Görlitz
Période : Années 50 au molieu des années 60

Formule optique : 4 éléments en 3 groupes de type Tessar.

Diaphragme : 15 lames comme l’Orestor et le Trioplan.

Versions : La plus courante est la version silver en aluminium. La première version était noire. Le Primotar disparait lors de la restructuration avec Pentacon au profit de l’Orestor avec ouverture à F/2.8.

Ancien téléobjectif Zeiss, rendu classique avec une signature vintage marquée.

  • Micro-contraste
  • Bokeh rond et doux

Mon histoire et avis sur le Primotar 135 mm F/3.5 : plus rare que l’Orestor, il est difficile à trouver. Je l’ai acheté en 2024 suite à de nombreuses péripéties avec des vendeurs plus que douteux et malhonnêtes. Cet objectif est très intéressant pour son rendu vintage plein de douceur.

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Auto Chinon 55mm F/1.7 – Chinon Industries (Japon)

Fabricant : Chinon Industries
Période : 1972 à 1980

Formule optique : 6 éléments en 5 groupes type double Gauss.

Diaphragme : 6 lames avec une forme héxagonale

Versions : Chinon était un fabricant important qui construisait des optiques pour d’autres marques (Revue, Alpa…). Certains modèles aurait été sous-traités par Tomioka identifiables avec le numéro de série. L’Auto-Chinon noir standard, l’Auto-Chinon MC avec un meilleur traitement des reflets. Leurs modèles estampillés Chinon sont réputés pour leur excellent rapport qualité/prix. On retrouve à la base un bouton A/M.

  • Rendu des couleurs naturel
  • Bokeh doux
  • Piqué très bon dès F/1.7

Mon histoire et avis sur l’Auto-Chinon 55 mm F1.7 : Acheté en 2024 par hasard sur une brocante à un prix dérisoire. Franchement je ne regrette pas cet achat car je suis plutôt fan de son bokeh et de son piqué.

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ORESTON 50 MM F/1.8 – MEYER OPTIK GÖRLITZ

Fabricant : Meyer Optik Görlitz
Période : 1965 à 1971

Formule optique : 6 éléments en 4 groupes type double Gauss.

Diaphragme : 6 lames avec une forme héxagonale

Versions : la version originale la plus vintage et la plus recherchée est la version zebra Meyer Optik Görlitz. Elle a eu une vie assez courte puisque en 71 , la marque devient Pentacon et l’oreston change de nom sous une version noire classique.

Mon histoire et avis sur l’Oreston 50 mm F/1.8 : Acheté en Janvier 2026, il est en cours de test.

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RESUME : si pour ma part, j’utilise principalement ces objectifs en proxi photographie, ils ont bien d’autres fonctions et ont peut leur prêter de multiples usages.

Je n’ai pas abordé la distance de mise au point minimale sur les différents modèles qui pourtant est très importante selon le type de photo que l’on souhaite faire. Pour la proxi, une distance courte est préférable. Vous pouvez toutefois utiliser des bagues allonges pour les optiques à distance de mise au point plus grandes.

Lire l’article

Conclusion : pourquoi les objectifs vintage ont encore un avenir

Les objectifs argentiques vintage ne sont pas seulement des objets de collection. Ils offrent une esthétique authentique, un rendu spécial et une expérience photographique plus intuitive et crétive.

Photographier avec des objectifs anciens, c’est choisir le caractère plutôt que la perfection.

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